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Oxymore?!! Metaphore?!! Muse?!

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valariel

Description :

En démocratie,la politique est l'art de faire croire au peuple qu'il gouverne

Le diable a rendu de tels services à l'Église que je m'étonne encore qu'il ne soit pas canonisé

Au fond les financiers ne sont que des voleurs qui ont acheté leur droit de voler auprès du gouvernement

A force d'aller au fond des choses on y reste

L'impertinence est un art,l'ironie une rage

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Lettre à l'immortel

Si je t'écris ainsi, c'est pour célébrer ta voix qui s'exprime dans le silence des lieux consacrés, dans la pénombre du culte, dans la lumière des révélations.

Un homme m'a dit un jour que j'étais né pour te servir, j'ai ri, pensant que je n'étais pas né pour servir mais asservir, dominer et régner, je ne l'ai pas cru, j'avais tort.

Les longues routes silencieuses sont mes endroits favoris, voir le chemin de pierre s'étaler comme un grand serpent dans le paysage, le langage de la pluie, le murmure de la neige, la colère du soleil, toutes ces choses me sont connues, je les aime, profondément. Alors je marche sans cesse vers des buts lointains, que je ne connais pas mais je marche encore, dépasser l'horizon si nécessaire, traverser des déserts et des jungles luxuriantes, affronter les dangers, les bandits, les bêtes sauvages, tout cela ne me fait pas peur. J'ai peur de moi, j'ai peur de toi, pourquoi me faire marcher si loin ? Moi qui voulait uniquement dominer, qui ai refusé de servir, pourquoi me punir ainsi ? Ils sont nombreux à se proclamer tes serviteurs, tes adorateurs, un mot de toi et ils sont à tes pieds, un mot de toi et ils accourent, un mot de toi et ils meurent... Pas moi, moi je vis malgré moi, car j'ai peur du bout du chemin, peur de la route , le temps et les lieues n'ont pas abimées mes pieds, je suis toujours jeune, glabre et propre, je ne connais pas la saleté ni les maladies, on ne me chasse pas, on me fuit... Comme on fuit la peste.

Alors je marche éternellement, sans difficulté aucune, tu soignes mes blessures et panses mes plaies, le courage que tu m'insuffles rend mes pieds légers, ton souffle dans mon cou allège mes fardeaux, je suis né pour marcher sans cesse, à poursuivre ton image, je t'aperçois dans un nuage, je te vois sauter dans une source, le temps de courir et ce sont les champs qui t'abritent. Les fleurs du jardin de Babylone sont depuis longtemps fanées, les sources se sont taries, le poison coule dans ces canaux autrefois dorés, j'ai bu à leur source, me suis gorgé de parfums, enivré de senteurs , d'épices et d'huiles, mon corps baignais dans les eaux pures et sacrées, mon esprit reposait parmi les souvenirs des temps anciens. Mais je t'ai défié et tu m'as ordonné de marcher sans relâche ni répit, et quand je suis revenu dans ma belle ville tout était sous la poussière, rien n'est éternel pas même toi car un jour je m'arrêterais.

Je tombe sur le sol, ma main agrippe cette route si fidèle devenue traitresse, mes pieds ne sont plus sûr et je vacille, je t'entend dans la fureur , dans le tonnerre, tu m'ordonnes de me relever. Je ne t'écoute plus, j'écoute les fantômes, qui sont avec moi, qui sont moi, les hérauts déchus de ma longue existence, je suis multiple et unique, un prisme criblé de facettes, je t'entend de plus en plus faiblement mais ta voix résonne quand même, un léger souffle, je sens tes mains fraiches sur mon visage, mes doigts se crispent. Je ne marche plus, je vole, il n'y a nulle lumière pour me guider mais je sais où aller, je sais mes actes, je me sais, la simplicité est brûlante, la folie omniprésente et tout brûle, forme de fantastiques ombres, derrières mes yeux voilés le chaos se déchaine, derrière mes yeux se dessinent les contours d'une nouvelle voie. Ta voix se fait plus forte, tu m'exhortes, me pousses et mes retranchements cèdent un à un. Mes yeux s'ouvrent, expiration et panique, j'ai une nouvelle fois perdu et je t'écoute de nouveau, et je vois mes beaux jardins s'affaisser, les pétales tomber et se racornir, le sel de mes larmes se repend sur le sol et le rend stérile, le nuage de cendre de ma voix rauque tombe sur les vestiges, tout à disparu. Il ne reste rien, la fatigue sape mes forces mais je me lève encore et mes pas vacillants sont de plus en plus assurés, je souris persuadé de les retrouver un jour, ces jardins suspendu à mes espérances. Et les mots que je sais résonnent dans ma tête. les yeux levés vers le ciel, vers ta présence, un sourire déforme le marbre de mon visage, le gouffre de mes yeux, la déchirure de mon âme.

Et c'est dans le silence que je te sais, que je te sens, présage d'immortalité.
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#Posté le dimanche 10 janvier 2010 04:47

Je suis le Rouge Carmin qui effleure tes lèvres.



Je suis le rouge carmin qui effleure tes lèvres, caresse sensuelle et calculée, je m'approche lentement de toi, je t'envoûte et te force, j'entre en toi et je t'explore. Puissance... Démesurée, tu te laisses faire, impuissant face a mes charmes, entre mes mains miroites des promesses, tes envies et les miennes. Tu te vois étendu sur le sol couvert des honneurs de la destiné, rayonnant et imprégné d'une mission divine et moi je te vois étendu sur le sol, gémissant et demandant pitié... Pathétique...

Je suis la caresse rouge qui te fait frissonner, et te fait connaitre des sensations que tu n'as jamais expérimenté, je te transporte sur mes ailes en voyage vers des contrées inconnues et mystérieuses... Tu trembles car ces émotions passent la barrière de ta raison et lentement la frénésie gagne ton corps, tu te cambres, tu gémis et ton souffle devient rauque, la houle de ton corps se fait de plus en plus violente puis tu te raidis stupéfié et les yeux grands ouverts Inspiration.... Ta respiration reprend et mes mains se rapprochent de toi, vers ton essence... Tes yeux se voilent, j'embrasse ton front et te murmure des paroles a l'oreille.


Je ne suis plus que le fantôme rouge qui a effleuré tes lèvres, les épices de ma vengeance t'ont brisé et la seule échappatoire que je propose te terrifie au plus haut point, je le vois dans tes yeux révulses par la peur, dans ton corps recroquevillé et ta voix tremblante, ma main elle ne tremble pas et fermement presse la détente, ton corps s'effondre percé de part en part... Expiration...

Je suis le souffle rouge qui a prit ton âme.
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#Posté le mardi 08 septembre 2009 03:41

Catharsis et les colères rentrées.

Je suis une Catharsis, simple mot d'un jargon littéraire, qui remplit son office sans jamais se rebeller et sans jamais sourcilier. Aussi certain que les rouages d'une horloge, aussi précis que la plus fine des montres, j'absorbe tes passions. Je les faits mienne pour mieux les contrôler car je suis incapable de les produire moi-même et comme le feu entraîne le feu, le résultat est le même, flamboie devant moi et je flamboierai devant toi. Je te revois encore, devant moi, tes yeux emplis de cette lueur sauvage, ranc½ur, colère, un soupçon de haine et une pincée de dégout, me fixant intensément, sans ciller, tenir a tout prix et ne pas briser le charme. Le charme de l'enchainement à l'autre, le charme de l'illusion. je n'étais plus là j'étais autre, sans cesse abasourdi sous tes coups verbaux, submergé par ta colère mais je dois tenir bon car si la supercherie venait à être éventée je n'aurai plus de travail et plus d'émotion a t'absorber. JE T'ABSORBE ET TU ME DÉVORES. Sans cesse, tes émotions me frappent, me brisent et sans même les repousser je ne peux que les prendre, brute et apprivoiser leurs natures, l'endurance, encore et encore sans jamais chercher a comprendre, prendre ce que l'ont vous donne et recevoir des coups sans sourcilier, mais a coté voir les yeux apaisés, oubliant avec superbe le moment du transfert, se tourner vers vous et sans un mot sourire ou encore s'enfuir pour ne pas que l'on voit la faille. Je suis une abysse, sans cesse en reconstruction, sans cesse en excavation, a ciel ouvert comme mes yeux qui ne se ferment plus jamais, je veille sur toi, cherchant dans les fragments de mes rêves la réponse de toute mes questions.

Je suis une Catharsis, qui chaque jour fait tourner dans le vide les aiguilles de son futur, la brutalité de l'impact conjugué a la férocité des paroles, je me forme aux contacts d'autres, qu'importe la décéption, la douleur, je ne demande rien en retour. Qu'importe si au final je suis quelqu'un d'autre a qui l'on parle.

Je suis une Catharsis, sans cesse renouvelé à ton regard, sans cesse détruite et renaissante.
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#Posté le lundi 29 juin 2009 08:29

Instant présent

Je te sais, je suis un enfant de ces choses.Ce gout du combat, de la rage et du sang. Je suis un enfant de ces choses, le c½ur qui se déchire. Je te sais mon amour. Avant la bataille je grave ces mots, avant la bataille je vois ton corps. J'ai vu les lames et ton corps, j'ai vu la douleur et nos sentiments. Je nous sais aussi bien que je sais la mort, le repos et nos flammes. Au souffre qui nous anime j'aurai préféré la lascive danse des lames. J'ai vu le baiser de la mort et j'ai connu le baiser de tes lèvres, chaque contact électrise, chaque passe d'arme brise. Je te vois, ma lame, je te sens, mon amour. Un pilier entre ciel et terre, un lien entre toi et moi. Impunément le sang remplit son office, impunément tu traces un sillon profond dans mon c½ur et seule la lente agonie que provoque le temps pourra apaiser. A la danse des flammes je préfère la danse de nos âmes. Violence, décadence, réédition et obsession chaine infernale que le départ incertain. Engagement abandons, violation et interdit rien n'est impossible seules nos barrières nous en empêchent. Je suis arme, souffre, ami et amant. Perséphone Reine des enfers et Princesse du renouveaux, désespoir glaçant et feu flamboyant. Tu es tout cela, pointe d'un triangle infernal.

Je suis un Prince d'un royaume déchu et inaccessible, tu es la déchirure de mon c½ur. A mon amour j'aurai préféré la paisible extinction d'une lignée maudite.


Au souffre qui nous anime, je bois la coupe de notre chemin incertain. Je t'aime
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#Posté le samedi 06 juin 2009 07:42

Monsieur arrive, Madame s'épile



Monsieur arrive, Madame s'épile comme d'habitude, peu de choses changent et encore moins celle là. Mais il faut les comprendre... Rentrer dans leur intimité si secrète et intime justement...
Monsieur arrive, Madame s'épile... Lancinante rengaine comme une chanson dépassée depuis tant de temps qu'on n'ose pas changer de disque de peur de changer le cour du temps...Le temps, ils en ont parlé chacun voulant a tout pris éviter la routine, cette glue qui une fois installé ne se décolle jamais empoissant chaque actes, étouffant la vie de couple sous une patine de poussières et d'habitudes, ternissant les contours les rendant flous et l'on se surprend a penser pourquoi nous sommes là un beau matin, comme tout les matins un moi de Mai. La routine est le noir et blanc de la vie, le négatif vulgaire, un contraste qui ne devient même plus saisissant juste banal... Comme une vieille photographie écornée, jaunie par les époques et les avanies que l'ont ressort avec une larme à l' ½il en se disant c'était le bon temps... La routine ils ne l'ont pas su l'éviter et insidieusement elle s'est infiltrée partout, dans les murs, les engueulades, les relations sexuelles... Forcément les même choses usent, les même excuses « «Pardonne moi j'ai la migraine » » « « Désolé chérie je suis fatigué ce soir » » et cette douce et amère litanie résonne creusement dans un silence de mort. Bien sur en entendant cela ils ne se fâchent pas, ils ne se fâchent jamais même, la routine leur a enlevé cela, la faculté de se fâcher tout rouge de pousser une bonne gueulante de s'indigner contre l'autre lui montrer qui domine et qui fait la loi indépendamment de leur statut, de leur sexe respectif. Ils ne savent plus se mettre en colère et pour poursuivre l'illusion ils s'imaginent que ne pas se battre fait partie d'une bonne vie de couple sans vague et sans passion. Ils sont devenus aussi lisse que la patine qui recouvre leur vie, les figeant a jamais dans un temps insipide et immuable.
Monsieur arrive, Madame s'épile...
Bien sur Madame se fait belle pour son mari, elle se parfume se maquille, et comme une chatte satisfaite se regarde dans le miroir avec cette robe, une simple robe rouge que sont mari lui avait offert il y a longtemps, si longtemps. Elle y repense avec les mêmes émotions surfaites, codifiées et placardées sur son visage de poupée de cire. Oui ce fut une belle soirée, pleine de vie et de rire, bien sur ils avaient fait l'amour après, comme des bêtes enragées par je ne sais qu'elle maladie, je ne sais qu'elle faim, son ventre l'élance ragaillardi par ces souvenirs encore féroces dans sa mémoires mais elle refrène ses ardeurs, après tout elle est grande maintenant ce n'est plus une adolescente poussée par n'importe quelle fringale lubrique, non c'est une femme faite, se contrôlant et contrôlant son petit monde ménager d'une poigne de fer, la maison toujours propre et bien rangée, dans le salon la télé toute neuve resplendît de mille feux, son écran noir lustré promettant mille et un programme palpitant. Car Monsieur rapporte beaucoup d'argent, Monsieur est banquier, c'est un homme du monde, important et de réunion en réunion il pense de moins en moins à sa femme mais de plus en plus aux beaux matches de foot qu'il pourra regarder à la télé, pour se délasser comme il dit, apaiser ses neurones mais il y a tellement de temps qu'ils sont aux repos tout comme son imagination. Madame passe une main légère sur ses jambes si bien épilées, et satisfaite va accueillir Monsieur dont les clés viennent de cliqueter bruyamment dans la serrure parfaitement chromé et graissé. Ce soir ils vont au restaurant habituel, un restaurant chic qu'ils connaissent bien entendu par c½ur avec toujours les même habitués, dont les femmes vont toujours chez le même coiffeur, s'habillent avec les même marques et portent les même produits cosmétiques, un petit monde bien agencé où aucun de ces brillants clous ne dépassent du rang et n'a l'audace d'avoir honte de sa position.

Madame s'épile, Monsieur ne rentre pas... Sans doute encore avec sa maitresse, mais Madame ne se révolte pas, cela ne se fait pas et après tout un homme a des besoins qu'une seule femme ne peut satisfaire mais il l'aime toujours alors elle ça la satisfait, la cire chaude lui fait du bien, elle prend conscience de son corps et d'un coup sec retire la bande de cire, une larme perle a ses yeux mais inlassablement elle continue. Ses jambes doivent être parfaites, comme tout, lisse et sans accrocs pour que monsieur s'y sente à l'aise, pour qu'il puisse se vanter devant ses amis banquier et industriels qu'il possède la plus belle femme du monde... Lui voulait marquer son temps et son époque mais il a échoué en tant que banquier, avec une femme qui au début luisait de mille feu et de mille lustres mais même les feux les plus persistants finissent par s'éteindre et le sien s'est éteint en même temps que ses ambitions douchées par le monde cruel. Madame elle repense à ses projets, le cinéma, les lettres, elle aurait pu devenir une brillante intellectuelle mais une autre faim la poussée, celle de la sécurité matérielle, le chaud cocon d'une vie a l'abri des coups durs et des dangers... Pas une fois ils ne reparlent de cela, ils se sont rencontrés jeunes, trop jeunes peut être et non plus grand choses a se dire... La seule chose à leur décharge était ce commun désir de sécurité, ce désir qui enferme toutes les passions et codifie toutes choses.
Monsieur arrive, Madame s'épile.
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#Posté le mercredi 22 avril 2009 11:56

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